L’assurance vie vient de signer son meilleur mois de septembre. D’après les chiffres publiés ce jeudi 29 octobre par la fédération France Assureurs, les épargnants ont versé 15,4 milliards d’euros sur leurs contrats en septembre 2026. Mais les retraits ont progressé plus vite que les dépôts, et la collecte nette recule légèrement sur un an. Derrière le record, le détail des chiffres dit beaucoup de la façon dont les Français utilisent aujourd’hui leur contrat.
Plan de l'article
Des versements au plus haut pour un mois de septembre #
Selon le communiqué de France Assureurs, les cotisations atteignent 15,4 milliards d’euros en septembre, en hausse de 2 % par rapport à septembre 2025. C’est leur plus haut niveau pour ce mois de l’année.
La hausse vient surtout des unités de compte (UC), ces supports investis sur les marchés financiers, dont les cotisations progressent de 7 %. Les versements sur les fonds en euros, garantis en capital, restent stables. Les UC représentent 37 % des cotisations du mois.
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Le mois tranche avec août. Dans son point précédent, la fédération faisait état de cotisations en baisse de 6 % sur un an, à 11,5 milliards d’euros, et de prestations en hausse de 15 %.
Neuf premiers mois historiques
Sur l’ensemble de l’année, la tendance est encore plus marquée. Depuis janvier, les cotisations cumulées s’élèvent à 154,2 milliards d’euros, en hausse de 9,5 milliards (+7 %) par rapport à la même période de 2025. C’est le plus haut niveau sur neuf mois depuis 2006. Les UC progressent de 10 % et les fonds en euros de 4 %. Sur cette période, les UC pèsent 39 % des versements.
Des retraits qui accélèrent #
L’autre face du bilan, ce sont les prestations, c’est-à-dire les sommes versées par les assureurs aux épargnants : rachats, mais aussi capitaux versés aux bénéficiaires au décès de l’assuré. En septembre, elles atteignent 11,3 milliards d’euros, en hausse de 6 % sur un an. La hausse touche les UC (+7 %) comme les fonds en euros (+5 %).
Résultat : la collecte nette, solde entre les dépôts et les sorties, s’établit à 4,1 milliards d’euros. Elle est en légère baisse par rapport à septembre 2025, où elle atteignait 4,3 milliards. Elle reste portée par les UC (+2,8 milliards), devant les fonds en euros (+1,3 milliard).
Le directeur général de France Assureurs, Paul Esmein, relativise ce recul. Cité par Sud Ouest, il estime que même si « ça baisse très légèrement par rapport à 2025, ça reste quand même solidement positif ». Il salue aussi « la confiance que les Français placent en leur assurance-vie ».
Un bilan annuel toujours en avance
Sur neuf mois, la collecte nette atteint 47,6 milliards d’euros, soit 6,7 milliards de plus qu’à la même période de 2025. Les UC en apportent 36,7 milliards et les fonds en euros 10,9 milliards. Les prestations cumulées depuis janvier s’élèvent à 106,6 milliards d’euros, en hausse de 3 %.
L’encours total des contrats d’assurance vie atteint 2 161 milliards d’euros à fin septembre 2026. Il progresse de 4,6 % sur un an, soit 95 milliards d’euros de plus.
Le PER assurantiel continue de grimper #
Le communiqué fait aussi le point sur le plan d’épargne retraite (PER) proposé par les assureurs. Au troisième trimestre 2026, les cotisations hors transferts atteignent 3,3 milliards d’euros, en hausse de 9 % sur un an, avec 180 600 nouveaux PER souscrits. La collecte nette du trimestre, à 2 milliards d’euros, est stable.
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Depuis janvier, les versements sur les PER assurantiels, transferts compris, totalisent 13,3 milliards d’euros, en hausse de 1 %. Au troisième trimestre, 83 800 assurés ont transféré d’anciens contrats d’épargne retraite vers un PER, pour 1,1 milliard d’euros.
Ce que ces chiffres disent pour votre contrat #
La progression continue des unités de compte montre que de nombreux épargnants acceptent davantage de risque en échange d’un potentiel de rendement plus élevé. Ce choix n’a rien d’anodin. Contrairement au fonds en euros, le capital investi en UC n’est pas garanti et peut baisser avec les marchés. La part d’UC d’un contrat doit donc rester cohérente avec son horizon de placement et sa tolérance aux pertes.
La hausse des prestations n’est pas non plus forcément un signal négatif. Elle mêle des rachats, qui peuvent financer un projet ou compléter des revenus, et des capitaux transmis aux bénéficiaires. Pour un épargnant, l’essentiel reste de faire le point régulièrement : répartition entre fonds en euros et UC, frais du contrat, clause bénéficiaire à jour.




